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[PORTRAIT D’EXPERT] Pierre Mautrait, « on n’arrête jamais d’apprendre, d’évoluer ».

Pierre MAUTRAIT, diplômé EGC Le Mans de la promotion 2012, est Responsable Performance et contrôle de gestion pour la CCI Le Mans Sarthe depuis avril 2020.

J’ai rejoint la CCI Le Mans Sarthe courant avril 2020 après 10 années de service dans ma précédente entreprise. Il était temps pour moi d’appréhender un nouvel environnement professionnel, de relever de nouveaux défis. L’opportunité d’intégrer le comité de direction a aussi pesé dans la balance au moment de faire mon choix : il s’agissait désormais de devenir un acteur à part entière dans la prise de décision stratégique.
L’essence même de mon métier de contrôleur de gestion est d’aider les instances dirigeantes et nos managers à définir la stratégie économique globale de leurs activités et à en optimiser leur rentabilité financière. Cela passe par la définition des budgets avec des objectifs réalistes, savoir en assurer le suivi via des reporting réguliers et pertinents mais aussi et surtout par beaucoup d’écoute et de pédagogie !

En effet, tous les acteurs d’une entreprise n’ont pas la même appétence pour les chiffres et ne sont pas forcément à l’aise avec les termes de gestion, il faut savoir s’adapter à chacun. Pour ce métier, les échanges sont primordiaux : savoir écouter son interlocuteur et comprendre son besoin, s’adapter, savoir s’exprimer tout en étant convaincant, s’adapter encore… La fibre sociale est non négligeable et occupe une grande place dans le bagage du contrôleur de gestion.

Ensuite, si l’on aborde des aspects un peu plus techniques je crois que disposer d’une base solide en comptabilité et en management permettra d’enlever quelques épines du pieds. Les journées du contrôleur de gestion peuvent être très longues, le métier est exigeant et demande une concentration de tous les instants. On engage notre responsabilité et celle de nos supérieurs sur les chiffres que nous produisons, il en va de la pérennité de l’entreprise. En cela, l’erreur est difficilement tolérable et le risque doit toujours être mesuré. Je dirais que les qualités indispensables pour évoluer dans ce métier sont à piocher parmi : la rigueur, la réactivité, la gestion du stress ou encore la fiabilité.

Après il existe autant de contrôleurs de gestion que d’entreprises différentes. Ce métier est très diversifié : Contrôleur de gestion Industriel, Contrôleur de gestion Commercial, Contrôleur de gestion Social, Pilote économique ou encore Responsable Performance et bien d’autres ! Tous ont leurs spécificités et leurs modes de fonctionnement et conviendront plus à untel ou untel. Dans tous les cas, vous êtes partie prenante de la stratégie de l’entreprise et votre périmètre d’intervention est très large.

Quand vous êtes contrôleur de gestion, vous n’arrêtez jamais d’apprendre. Chaque jour apporte son lot de surprises et de découvertes. Il y a une évolution permanente dans la construction de soi, dans sa capacité à repousser ses limites et remettre en question ses acquis. Quand certains dossiers nécessitent des compétences spécifiques, une expertise plus appuyée, alors il ne faut savoir se documenter, faire des recherches ou encore et comme pour d’autres métiers, être capable de repartir sur des cycles de formation.

L’EGC a véritablement été un élément central de mon parcours et de ma carrière. J’en garde un magnifique souvenir. Alors bien sûr, comme la formation est assez généraliste, s’agissant des compétences techniques celles-ci ont en grande partie été acquise dans l’environnement professionnel au contact d’experts ou plus tard via des spécialisations. Toutefois, l’EGC a été fondamentale dans ma capacité à raisonner comme un professionnel et me positionner dans la manière de se comporter en entreprise. Il y a un vrai travail, parfois même invisible, de préparation et de conditionnement mental qui est extrêmement efficace : je ne pense plus comme un étudiant, je suis déjà un pro. Tout cela se fait très naturellement par le biais des intervenants de l’école qui savent orienter et adapter leurs enseignements aux exigences du monde professionnel. La complémentarité et le dosage de tous ces éléments sont très pertinents pour des jeunes de 20-23 ans qui se retrouvent à un véritable carrefour de leur vie.